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C’est l’histoire d’un parti…

16102008

C’est l’histoire d’un parti qui a pris son envole en 1971 lors du congrès d’Epinay, mais dont les origines remontent à la première moitié du XIXe siècle.  Déjà, ses premiers théoriciens tels Saint Simon, Fourier, Cabet ou encore Leroux, issus de la bourgeoisie, étaient perçus comme des utopistes, de doux rêveurs incapables de s’entendre sur le fond du combat à mener. Lors de la révolution de  1848 apparaissent déjà les divergences entre les réformistes (Louis Blanc…) et les révolutionnaires (Blanqui, Barbes …) qui prônent la violence pour changer radicalement le système social et économique !

Bourgeois et divisé dés l’origine, le socialisme a traversé les siècles tantôt unifié autour d’un leader (avec la SFIO en 1905 autour de Jean Jaurès, le PS en 1971 avec François Mitterrand …), tantôt divisé voire morcelé en plusieurs mouvements.

Quid du congrès de Reims ?

Depuis la disparition de François Mitterrand, les différents courants qui composent le parti tentent d’en prendre la direction, souvent au détriment des idées et du parti lui-même.

Il manque au Parti socialiste un véritable leader, à savoir une personne capable de capter l’attention de l’entourage, de communiquer l’essentiel de la situation, d’avoir une capacité d’écoute et de perception importante, une capacité de responsabilisation et de prise de décision et qui joue un rôle de médiateur dans la résolution des conflits interne au groupe. Autrement dit, le leader est reconnu et accepté, il a une influence directe et indirecte sur ses troupes, et sait s’adapter à son groupe. Or, à l’heure actuelle, aucune des personnalités déclarées ne possède l’ensemble de ses qualités !

Royal est contestée et a bien du mal à accepter et à intégrer les rouages du Parti, Delanoë représente une aile droite du parti qui est contestée sur le fond par bien des militants qui refusent la dérive libérale du parti… Si les militants veulent trancher la question du leadership du parti au congrès de Reims, alors ils prépareront la prochaine défaite aux élections présidentielles à venir !

Reste le principal, les idées ! Cinq motions avec deux approches bien différentes qu’il sera bien difficile à concilier.

En effet, impossible sur le fond d’associer  les libéraux (Royal [centre droit], Delanoë [libéral]) aux motions plus ou moins « socialistes » (Aubry [centre gauche], Hamon [gauche véritable], Pupunat (Utopia)[écologie])… Être de gauche, écologiste, du centre et libéral à la fois, c’est bien trop compliqué pour un seul et même parti politique !

Le PS est donc aux confins des chemins. Soit il accepte sa dérive droitière et laisse la place libre au Nouveau Parti Anticapitaliste de Besancenot, soit il retrouve ses fondamentaux socialistes et laisse ouvert le centre/centre gauche au Modem !

Ainsi, le congrès de Reims est crucial pour l’avenir du Parti. Espérons que ses militants optent pour la meilleur des solutions qui consiste à rendre ses valeurs au parti tout en refusant de trancher sur la question du candidat à la présidentielle 2012.

Reims peut être le congrès du renouveau des idéaux socialistes, mais il peut également sonner le glas d’un parti vidé de l’idéologie dont il est issu. Est-ce la volonté des militants que de saborder leur parti en suivant une fois de plus (de trop) les sondages ? Abdiquer ses valeurs, se « Kouchneriser » en pensant à une élection encore lointaine, voilà ce qui serait le pire pour le PS. En votant  pour la motion C « Un monde d’avance », les militants redonneraient un contenu socialiste au parti, ce qui, vous l’avouerez, est là un minimum.

C’est l’histoire d’un parti…







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