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Une crise pour rien ?

14102008

Dans la nuit de lundi à mardi (du 13 au 14 octobre 2008), la bourse de New York a repris 11.08 % (soit une hausse inédite de 900 points en une séance !) alors que celle de Tokyo clôturait en hausse de 13.30 % !  

 Dans la journée, les bourses européennes reprenaient elles aussi de la vigueur avec une hausse moyenne de 10 % ! 

La raison de cette rapide reprise boursière s’explique par les différentes mesures prises par les Etats, tant au niveau national que supranational (G7, U.E. ./…). Ainsi, les pays européens ont engagé un plan « a minima » estimé à 1700 milliards d’euros alors que les Etats-Unis d’Amérique ont déjà annonçaient un plan à plus de 700 milliards de dollars. 

La volonté des Etats à intervenir directement dans l’économie pour éviter les faillites des banques et autres assurances a permis d’entrevoir une sortie de crise « rapide » sans pour autant annihiler les causes structurelles qui l’ont engendrées. 

C’est donc vers une sortie de crise « vers le bas » que nous nous dirigeons…Cette crise, qui aurait pu permettre aux « grands de ce monde » de « repenser le capitalisme » risque donc d’avoir servi à rien…si ce n’est à redorer un tant soit peu le blason des états. 

Malheureusement, par déterminisme historique nous savons que toute cause produira toujours les mêmes effets…Cette crise risque donc ainsi de se reproduire de manière cyclique si nos grands dirigeants n’adoptent pas, au niveau global, des mesures radicales de protection et de régulation des marchés. 

Retour en grâce de l’Etat providence ! 

Les derniers évènements tendent à démontrer que l’Etat ne peut être considéré comme un acteur neutre de l’économie, tant bien même cette dernière est globalisée. Une des leçons à retenir de cette crise est que l’Etat a bel et bien des moyens d’action directs sur l’économie, alors même qu’il état devenu « évident » pour le plus grand nombre que le politique était dirigé par l’économique. 

Pour autant, et pour que leurs actions soient encore plus efficaces, il est souhaitable que les Etats reprennent la main sur les instruments économiques que sont les grandes banques et les groupes d’assurance. La politique financière ne peut être abandonnée aux intérêts privés…L’Etat banquier est le seul à même à garantir la pérennité du système. 

Autre enseignement de la crise, la Banque Centrale Européenne manque de réactivité dans la crise. Alors que nombre d’Etats européens auraient baissé le coût de l’usure de l’argent (taux d’intérêt), il aura fallu attendre bien trop longtemps avant que la B.C.E. n’intervienne timidement en baissant ses taux de 0.5 % ! 

Sans revenir à la maîtrise totale des monnaies par les instances nationales, il revient aux « spécialistes » de penser un nouveau mode de fonctionnement et de direction pour la B.C.E.. Cette dernière devrait être placée sous la direction du politique tout en conservant une certaine autonomie. Autonomie mais plus indépendance puisque la monnaie est un des instruments importants pour réguler l’économie et agir en temps de crise. 

Repenser le capitalisme ! 

Le Président Sarkozy en personne l’a annoncé…il convient de repenser le capitalisme. Certes, de sa part, il ne s’agit ici que de simples paroles qui resteront sans doute sans lendemain…Pourtant, il serait pour le moins souhaitable de procéder à une refonte totale de notre système totalement perverti. 

Le capitalisme financier et boursier qui a remplacé le capitalisme économique est à bannir. La recherche effrénée de toujours plus de rentabilité, pour le seul bénéfice des actionnaires boursiers est un système pervers qui conduit les nations et les ses citoyens à toujours plus de précarité. 

Il convient de revenir aux fondamentaux du capitalisme et trouver des modes de financement plus sains que ne peuvent l’être les marchés boursiers. 

Retrouver l’équilibre ! 

Jusqu’en 1989 et la chute du monde communiste, les grands acteurs capitalistes se devaient d’équilibrer le système du fait de la menace que représentait le système communiste. Cette menace disparue, plus question d’équilibre…Le capitalisme inhumain, sans visage a pu prospérer sans contrainte. 

Ainsi, il est primordial pour la sauvegarde de nos sociétés qu’un nouveau système à opposer au capitalisme soit réinventé. Il ne s’agit pas d’être basiquement « anticapitaliste », mais de proposer un nouveau modèle de société aux citoyens. 

C’est ce que n’ont pas compris les « socio-démonctrates » du Parti Socialiste. Eux, pour des raisons électoralistes et par « facilité », préfèrent une simple régulation limitée du système. Ceci est totalement impossible à réaliser puisque sans « menace » au système, aucune régulation n’est possible. 







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